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  • Panem et Circenses : Quand la fiscalité belge bafoue l’histoire

    Panem et Circenses : Quand la fiscalité belge bafoue l’histoire

    Le 1er mars 2026 marquera un tournant cynique dans l’économie de notre pays. Sous couvert de simplification budgétaire, le gouvernement a décidé de porter la TVA de 6 % à 12 % sur deux piliers fondamentaux de notre contrat social : la nourriture fraîche et la culture. En agissant ainsi, l’État s’attaque frontalement à l’adage romain le plus célèbre : Panem et circenses (Du pain et des jeux).

    L’insulte faite au « Pain » (La fin du frais ?)

    Le constat est amer. Désormais, une pizza artisanale, pétrie par un traiteur local avec des produits frais, sera taxée à 12 %car sa conservation est courte. À l’inverse, la pizza industrielle, saturée de conservateurs pour tenir des mois en rayon, restera à 6 %.

    Quel message envoyons-nous à nos artisans ? Quel signal donnons-nous aux familles qui tentent de manger sainement ? L’État choisit délibérément de favoriser la « malbouffe » importée au détriment du circuit court et de la santé publique. Le « Pain » de qualité devient un luxe.

    L’insulte faite aux « Jeux » (La culture sous pression)

    Les « jeux », c’était autrefois la soupape de sécurité du peuple. Demain, aller au cinéma, emmener ses enfants dans un parc d’attractions ou assister à un festival coûtera 6 % de plus en taxes pures. Dans une société déjà sous tension, on renchérit l’accès à l’évasion. C’est une erreur stratégique majeure : un peuple privé de loisirs accessibles est un peuple qui accumule de la frustration.

    Un fait historique oublié

    Il y a deux mille ans, les empereurs romains, d’Auguste à Trajan, avaient compris que la paix sociale reposait sur ces deux piliers. Juvénal critiquait la passivité des citoyens, mais les dirigeants, eux, connaissaient le prix du silence.

    En Belgique, nous bafouons cette règle d’or. On taxe le pain sain et on taxe le divertissement. Mais c’est oublier un détail que Jules César lui-même avait noté dans ses chroniques : « De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. »

    Appel à la réaction pacifique

    Il est temps de réagir. Pas par la violence, mais par la visibilité.

    1. Affichez votre conscience : Inondons les réseaux sociaux du slogan Panem et circenses pour dénoncer cette taxation absurde du frais et de la culture.
    2. Soutenez le local : Continuons à privilégier nos artisans malgré la taxe, pour montrer que notre bravoure réside aussi dans notre fidélité à la qualité.
    3. Interpellez : Rappelons à nos élus que l’on ne peut pas, impunément, affamer la qualité et taxer le rêve.

    Le 1er mars 2026, ne restons pas passifs. La bravoure belge doit s’exprimer avant que nos assiettes et nos écrans ne soient définitivement aux mains des géants de l’industriel.